Je n'arrive pas à me sortir des effets estivaux, je suis à bout de ressources, je ne sais plus trouver la sérénité de gérer le cloisonnement : habituellement vie pro / perso, c'est Severance en mode conscient, mais là, je n'arrive pas totalement à activer le mode mercenaire.
Et puis j'ai besoin de doux, de tendre, de simple, de facile. De gens qui ont envie de m'ouvrir les bras et de me dire, pas plus compliqué que ça : c'est important pour moi que tu sois dans ma vie. Enfants, amis, copains, collègues préférés, même combat.
J'ai tellement mangé, de l'acide, de l'amer, du taillé pour faire mal, de l'humiliant, j'ai l'impression de ne plus savoir rien encaisser. Comme si un seuil (temporaire ?) avait été franchi, un trop plein qui ne se viderait plus.
Bien sûr on ne peut pas demander aux autres ce dont on a besoin et qu'ils n'ont pas envie de donner..
Au fil de lectures me revient en tête ce poème, tant aimé, de W.H. Auden (mais si, vous savez, Arrêtez les horloges, etc, dans Quatre mariages et un enterrement)
The more loving one
Looking up at the stars, I know quite well
That, for all they care, I can go to hell,
But on earth indifference is the least
We have to dread from man or beast.
How should we like it were stars to burn
With a passion for us we could not return?
If equal affection cannot be,
Let the more loving one be me.
Admirer as I think I am
Of stars that do not give a damn,
I cannot, now I see them, say
I missed one terribly all day.
Were all stars to disappear or die,
I should learn to look at an empty sky
And feel its total dark sublime,
Though this might take me a little time.
___
Le hic, à force de ne pas attendre des autres, de ne pas espérer, on en vient à n'être plus qu'une coquille vide qui flotte, presque détachée du monde, à attendre la fin.
Vulnérable et inatteignable à la fois : faites vos jeux, pour ma part, rien ne va plus, je me mets au bord du terrain, tête dans les bras sur les genoux, j'attends que ça passe (quoi passe ? Si je savais.)
Je crois qu'en ce moment, parfois, je voudrais m'enrouler dans ces nuages, comme dans une couette, me dissoudre dans leur ouate, me répandre en gouttes et flocons, autant de larmes versées sur un monde déjà stérile de nous, humains expirés, inutiles. Et tant pis pour les malentendus, les fois où on se sera loupés, l'affection pas encore dite, tant pis pour tout ça. J'aurais fait ce que j'ai pu et tant pis si ça aura déçu : je ne peux plus mieux.
Chaque goutte, chaque flocon comme un battement de cœur en moins pendant ce qu'il me reste à vivre, jusqu'à la fin.
Puis plus là dans un souffle que personne ne saura percevoir.




Mes bras et ma maison te sont grand ouverts ma chère Anne.
En attendant un pas après l’autre un jour après l’autre pour traverser ce désert si éprouvant…
Je t’embrasse fort.
c'est important pour moi que tu sois dans ma vie., C'est dit et surtout pensé ! Et si tu veux qu'on se fasse un déjeuner un de ces 4 ;-) bises
🎶 Tous ces mots qui condamnent
Comme c'est dur quelquefois
Ces images et ces drames
Qu'on ne connaissait pas
Et qui peuplent nos rêves
En nous tombant dessus
Et tous ces maquillages
Ces regards éperdus
Ces amis de passage
Qu'on ne reverra plus
Comme les chansons s'effacent
Moi je voulais te dire
C'est bon que tu sois là
C'était comme une urgence
Dans ces affreux combats
C'est bon que tu sois là
C'est comme une évidence
Dans mes yeux qui se noient
Je remercie ma chance
En répétant tout bas
C'est bon que tu sois là
Mais qu'est-ce qu'on nous demande
Mais qu'est-ce qu'on veut de nous
Qu'on supplie, qu'on marchande
Qu'on se mette à genoux
Comme les chansons s'envolent
Moi je voulais te dire
C'est bon que tu sois là
C'est comme une délivrance
Dans ce monde qui se bat
C'est bon que tu sois là
Dans cette indifférence
Où c'est chacun pour soi
Je remercie ma chance
En répétant tout bas
C'est bon que tu sois là 🎶
https://youtu.be/Bbn8crcsTnk
Sylvie merci ma chère tante Pim. Je vais venir, je ne sais pas encore quand mais je vais venir.
Gilsoub merci. C'est l'enfer sur terre, la rentrée de boulot, là. Quand ça s'éclaircit je te dis.
Orpheus ❤️
Ma bichette d’amour, je t’ouvre grands mes grands bras de copine, et je tiens tous les verres d’eau à ta disposition. Je t’envoie tout plein de tendresse.
mes bras sont là, on se voit quand tu voudras.
prends soin de toi <3
Notre maison t’est grande ouverte et on te fait un gros bisou, ou deux, ou plein !
Alana ça fait beaucoup de gouttes, un verre d'eau. Merci ♥️
isadora j'essaie. La rentrée est infernale mais après, oui.
Merci Lofirst (je suis passée pas si loin, mais c'était pas moi qui conduisait, cet été).
Je reviens incessamment, voyons-nous ! Smaaaack
Merci Catherine il faut que j'émerge de cette rentrée de l'enfer.