J'ai traversé une vingtaine d'heures de tsunami. Ça va mieux. Comme si, après s'être propulsés en l'air dans un chaos indescriptible, les morceaux de puzzle, écrasés au sol dans un bruit de tremblement de terre, s'étaient mis en place d'eux-mêmes. Ah, ça ? Ok.

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Y a un mec dans ma vie, c'est comme un révélateur humain. Son existence pointe régulièrement les zones d'ombre, les recoins, les planques à l'abri. Très souvent à son insu.

Et moi ? Je fais ce que je peux avec ce que je vois (pour faire valoir ce que vaut, rigole un coin de ma tête).

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Au nombre des family issues consequences, cette hyper vigilance relationnelle. Je sais à quoi ça servait : on apprend vite à ménager la grenade dégoupillée. On prend beaucoup de soin à faire en sorte que ne s'abatte pas sur nous la colère qui pète, pour pas lourd. On apprend à faire plus que sa part. Peut-être que c'est un système qui s'est un peu trop étendu à d'autres relations dans ma vie.

To do list :

  • trouver moyen de dédramatiser le concept d'été (j'me comprends)
  • laisser les autres personnes que je veux dans ma vie être co-responsables de la relation
  • oui, même quand ils et elles ne font pas comme moi
  • s'ils ou elles en sont incapables : en tirer les conséquences.

Je peux, pour l'essentiel. Peut-être pas spontanément, peut-être pas sans dialogue intérieur. Mais je peux.

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Je crois que j'ai eu envie, toute ma vie amoureuse, de quelque chose qui n'existe pas. Un mec avec une forme de maturité, d'honnêteté, de constance émotionnelle. De lucidité.

Et je sais, la réponse habituelle : "oui mais les mecs ne savent pas faire". Ben ils ne savent pas faire parce qu'ils ne sont pas obligés de le faire, puisqu'on leur explique au berceau que les émotions c'est un truc de bonnes femmes hystériques, que ce sont elles qui feront le boulot. Les hommes ne pleurent pas, ils changent les ampoules. Les femmes sont faites pour le care. Tout le monde le dit.

Alors on fait du pas terrible (et plus, si affinité) parce qu'on peut. Quand ça permet de planquer les zones de terreur ou le récit héroïque. Les failles, les coups au cœur, les irresponsabilités.

Il y a quelques sujets sur lesquels j'ai fait de trop gros compromis et pas les bons. Je ne veux plus. Des mecs pour des mecs ? Bof. Des mecs qui assumeraient de se regarder en face pour mieux me regarder au fond de l'âme ? Espèce non trouvée.

Je sais, à force de m'acharner à faire mieux, ce que ça coûte (avec de coûteux échecs au passage) et pour être honnête, je comprends que ça rebute. Ça secoue, de se remettre vraiment en question. Et puis la plupart des gens qui essaient de progresser le font pour eux, pour souffrir moins. Pas forcément pour être une meilleure personne pour les autres.

Bref. Chacun sa route, chacun son chemin. Je ne minimise pas mes propres défaillances. Je ne mets pas de rouge à lèvres, ne me vernis pas les ongles, me contrefous des stratégies dites féminines, en un mot, je ne joue pas le jeu.

Bon.

Endgame.

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Jusqu'à quand est-on l'enfant de ses parents, quand on ne veut pas lancer d'émeute ? (Il y a des gens qui se foutent des dommages collatéraux, pas moi. Il y a des gens qui simplifient en toxique / sain, pas moi.)

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Crevée, crevée, crevée. Pas au fond du trou, du tout. Mais vide, épuisée. Shallow, comme si rien n'avait d'importance.

Des baskets qui descendent la passerelle Léopold Sédar Senghor à Paris.

Nothing arrived - Villagers