Je viens d'une longue lignée de gens qui ont l'amour de la vanne tellement profondément ancré qu'il est parfois impossible de résister.

Munie, en plus de cet héritage génétique lourd, d'un sens moral à toute épreuve[1], j'ai toutefois, à l'occasion, résisté. Même si un jour j'ai failli me faire virer à cause d'un moment particulièrement délicat et d'une réplique bien macabre. Mais c'est une autre histoire.

Il y a quelques mois, j'ai reçu un message avec une comparaison étonnante.

Il se trouve que c'était un message important, auquel j'avais envie de répondre avec des choses importantes.

Et puis ça n'était pas le moment pour une vanne, particulièrement pas dans ce registre-là, entre nous.

Je veux dire : il est tout à fait possible que cette vanne aurait fait rire son destinataire. Peut-être pas, mais quand même, j'avais mes chances, mais surtout : autre chose de plus essentiel à lui dire.

Depuis, ça me ronge. Être passée à côté d'une répartie de cette qualité, vraiment, c'est un grand renoncement.

J'ai donc décidé de vous la livrer.

Sans contexte.

Pour la gloire. Pour qu'elle soit écrite une fois.

Et tant pis si ça tombe à plat, que sans ce qui précède, ça n'a aucun sens — enfin sauf pour une personne.

"Mais voyons, tu sais bien que ma mosquée t'est grande ouverte".

Voilà, c'est fait.

Je vais, j'espère, pouvoir reprendre le cours de ma vie.

Moi en train de tirer la langue.
Voilà. Pardon., avr. 2026

Note

[1] Suggestion de présentation.