J'aimerais poser mon front sur ton épaule
M'enrouler dans tes bras comme dans le secret du monde ; y respirer, enfin
T'ouvrir les miens, pour dire sans les mots
Mais je retiens, pour toi à qui je pourrais tout donner, je contiens la tendresse du corps
Je ne prendrai rien que tu ne m'aies explicitement donné.

Dans mes souvenirs, cette fois où j'ai cédé, tu étais contrit,
Moi attendrie, j'ai glissé.
Je n'ai jamais su si ces trois, quatre secondes, infime infinité, tenu contre moi
D'un de mes bras,
Tu n'osais pas fuir, ou si tu t'y es trouvé bien, un peu, quand même...
Mon pouls contre ta peau n'existe pas
Fragilité indestructible,
Flotte au vent ma tendresse pour toi.