J'ai toujours eu tendance à trouver refuge dans des romans, chansons, films, qui parlaient de ce que j'avais envie de vivre.
Et puis je suis de la génération cassettes, celles sur lesquelles on enregistrait nos chansons préférées, celles qu'on utilisait pour partager un bout de nous à d'autres, ou sur lesquelles on faisait nos plus belles déclarations par auteur, compositeur, interprète interposé. Sans doute que ça me porte beaucoup trop à avoir envie de croire à des choses qui n'existent pas, ou pas comme ça, à des synchronicités inexistantes, à des sentiments absents.
Une forme rare de métonymie, sans doute, confondre le contenu et le messager ?
Maladie chronique contre laquelle il n'y a pas de traitement, à part régulièrement, devoir traquer, arracher, détruire tout ce qui ressemble à une ombre d'espoir.
Ça demande des tripes en acier, de buter l'espoir et ça a un coût en jours sans, en jours tristes.
Mais, après tout, on me l'a déjà dit, le plus simple, quand on a quelque chose à dire, c'est de le dire. Ça ne s'applique pas qu'à moi, qui n'ai plus trop les moyens de ce genre de clarté.
Il est peut-être temps de grandir et d'arrêter de me cacher. Dans la réalité les histoires ne parlent sans doute ni à, ni de moi ; toute coïncidence serait probablement purement fortuite.


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