Depuis longtemps, je pense qu’il faut mettre de l’amour partout, le plus possible, l’amour comme arme absolue de la vie.

Ça n'est pas moi qui le dis, c'est Alana.

Ses mots m'ont émue, beaucoup. Bon, bien sûr, Alana, c'est l'une des personnes qui me sont le plus proches, alors forcément, on a quelques points communs. Un jargon à nous, aussi, plein de tendinites de la théière, de "tu veux un verre d'eau" ou de "on va mettre de l'amour partout, ça va être dégueulasse".

Elle parle, dans son billet, d'amour comme réponse à la violence du monde, de la vie.

Et bien sûr qu'il n'y a que ça à quoi on soit utile. On ne sauvera pas le monde, on ne guérira personne, on ne trouvera pas de solutions miracles, mais donner de l'amour, ça, on peut, et ça fait quand même une différence dans le monde de l'infiniment humain.

Je crois fermement que c'est la seule richesse qu'on puisse posséder vraiment, la capacité à aimer, la plus grande qu'on puisse recevoir, être aimé(e).

Et je ne parle pas d'égo ou de narcissisme, de sentiment gonflé par le besoin que l'autre nous valide. L'amour inconditionnel, auquel on ne peut rien, qu'une personne nous inspire parce qu'elle est elle et que le monde nous serait encore pire sans elle, sans maths, sans toi + moi = amour éternel, sans si tu ne m'aimes pas prends garde à toi.

Qu'ils soient enfants, amis, ou humains avec qui on crée un lien particulier.

C'est une chance inouïe de faire partie des aimés d'Alana. Parce qu'elle a l'amour généreux, rieur, tendre, puissant. Dans son regard, on peut trouver de la tendresse qui nous manque, du courage de faire un pas qui nous coûte. Dans son rire, on peut oublier un peu ses chagrins. Dans sa constance, la foi en quelque chose d'un peu plus grand, un peu plus beau que le quotidien. Son amour de sorcière à le pouvoir de nous rendre à nous.

Tout le monde devrait être honoré de son amour, fier de le recevoir.

J'allais continuer en disant qu'à cette phrase, j'ajouterais bien "dites-le".

Bon, je vais nuancer pour cause de matériel sentimental en mauvais état.

Si vous pouvez, dites-le. Si vous n'avez pas besoin d'entendre moi aussi, si ça ne vous met pas en danger, si vous n'avez pas peur d'avoir mal, d'être mal ou pas compris(e). Ou seulement aux gens avec qui vous vous sentez en sécurité (oui, non, bref). Mais quand même, l'amour non dit, c'est un peu du gâchis.

On n'a jamais à avoir honte d'aimer et de le dire. Ou en tout cas, on ne devrait pas.

Parce qu'à la toute fin, si on a encore sa tête, ce qu'on emporte ce n'est pas la quantité de pognon qu'on a amassée, les victoires plus grandes que les défaites. C'est comment on a été capable d'amour. Et, si on est vraiment, vraiment veinard, la façon dont on a été aimé, aussi.

Un caillou qui contient tout l'amour et toute la tendresse de mon fils, il a passé longtemps à chercher ce Tardis de l'amour ("il est petit pour que tu puisses le porter mais à l'intérieur il est immense, Maman !").
Un caillou qui contient tout l'amour et toute la tendresse de mon fils, il a passé longtemps à chercher ce Tardis de l'amour ("il est petit pour que tu puisses le porter mais à l'intérieur il est immense, Maman !"

)