Des mots qui font éclater de rire.

Ou battre le cœur.

Ceux qui interrogent.

Les mots non dits.

Ceux offerts de biais.

Les pudiques.

Les envolées.

Les références qui s'empilent.

S'imbriquent.

L'implicite.

Les litotes.

Les ellipses.

Les tremblements.

Les réponses, vives.

L'intensité, contenue à la surface de l'écran.

La gravité.

La tendresse.

L'ironie.

La beauté.

Les à venir.

Le moi, toi, nous.

Dessinés par les contours de ce langage à deux, unique, riche,

Inéchangeable.

Un immeuble dont l'extérieur est composé d'une mantille de mots (à Amsterdam)

(Malheureusement, on ne peut pas vivre à temps plein dans un langage, même inventé à deux. On peut le trouver beau, rare et précieux. Mais ce ne sont que des mots. Même pensés, même pesés, ils laissent leur empreinte, réchauffent, mais rendent tristes quand ils refluent, ne viennent pas en courant sécher des larmes, ne tiennent pas la main au creux des jours d'angoisse.)