J'apercevais l'autre jour le post d'une femme avec qui j'ai travaillé il y a une éternité, une autre vie, quasiment. Il nous est arrivé des choses depuis, de ce que j'ai compris des particulièrement pas marrantes pour elle.
Et donc, dans ce post, elle disait quelque chose de l'ordre de : "Je choisis toujours le chemin du moindre frottement[1]".
Je peux sobrement commenter ceci en disant : pas moi.
Je crois que j'aimerais, parfois, savoir choisir le moindre frottement, la fausse certitude, la rassurance, l'illusion de sécurité plutôt que la vibration, le bercement au lieu de la secousse. "Me contenter", ronronner, ressentir tiède. Pouvoir sur commande ne pas penser.
Parfois.
Choisir sans regrets le simple par principe, par attirance naturelle vers le moindre risque. Ça semble reposant.
Le fait être que je n'en suis pas très capable. Malgré les chutes, les bugnes, les cicatrices.
Chacun sa route...

Note
[1] Ce qui m'a rappelé, en toute première pensée dans le crâne, car il faut bien être honnête, à un collègue qui disait régulièrement : s'il n'y a pas de friction, il n'y a pas de plaisir.

« Choisir le chemin du moindre frottement », ce n'est pas « se contenter ».
C'est comprendre qu'on peut exister sans qu'il y ait nécessairement besoin de chutes, de bugnes, de cicatrices.
La recherche de la plénitude n'exclut pas la capacité de penser.
Contempler la mer est infiniment plus reposant et inspirant que regarder la foule qui s'entasse sur les quais du RER Châtelet-Les Halles.
Et c'est ainsi que Lao-Tseu est grand.
Ah mais j'adore regarder la mer, le calme, le casanier, le pas frénétique, Alain K ! Et je sais que ça n'est pas "se contenter", au fond.
C'est plus une question de ne pas avoir tant l'impression d'avoir le choix. Dans ma façon de fonctionner (hors trucs vraiment très impactants pour d'autres que moi du genre : s'assurer un toit sur la tête et des relations distantes mais calmes avec son banquier) c'est rarement le risque, parfois grand, de me cogner au passage qui me décide à vivre/faire/ressentir quelque chose.
(Mais bon, c'était surtout une pensée en passant, pour vidanger le cerveau !)
Mouais… sans frottement, me demande si ça existe, et le cas échéant, si c’est pas boring à mort… le moindre frottement ? Ouais, ça doit être reposant, mais on a toute la mort pour se reposer…
Juste ce qu'il faut de frictions, ouaip…
Parce que que s’il n’y a que ça, c’est épuisant…
En fait, on est les Boucle d’Or du frottement ! 🤭
Orpheus tellement. Enfin moi j'ai au moins les boucles !!
Ta note me retire la seule blague qui m'est venue en tête, c'est nul !
Selon le sens qu'on accorde à « simple » et à « frottement », un monde de (dés)accords s'ouvre à nous. Du coup je ne commente pas, na.
Pas seulement les boucles, l’or aussi..
Kozlika ok faisons comme ça !! (Tellement hââââte !)
Orpheus oui alors pas tellement sur mon compte bancaire, en revanche !
Je m'inscris en faux, Alain. "choisir le chemin du moindre frottement", c'est vivre sa vie seulement en fonction que ce qui va résister ou pas. À mon sens, on peut tout à fait vivre en plénitude des choix qu'on assume parce qu'on sait pourquoi on les a faits, même s'ils sont difficiles au jour le jour.
Anna, tu m'a bien comprise :)